Les jeunes s’expriment sur les discriminations

Les jeunes s’expriment sur les discriminations lors d’un Atelier citoyen à la MJC

Lors de la commission jeunes de fin octobre 2018, les jeunes ont pu s’exprimer sur les sujets qu’ils aimeraient abordés lors des différents espaces de paroles (débat, échanges) organisés entre jeunes chaque mois à la MJC.
Le racisme, l’homophobie, l’égalité filles/garçons sont des sujets qui leur tenaient beaucoup à cœur.

Ces sujets vont également pleinement dans le sens de nos actions de lutte contre les discriminations en tant que membre du réseau de lutte contre les discriminations animé par Evelyne Salerno qui était présente ce samedi tout comme une vingtaine de personnes venues soutenir et écouter ce qu’avaient à dire les jeunes de la MJC.

 

 

Adam Amrouchi est un passionné d’Histoire et de sciences et il a lié ses deux passions pour créer une petite exposition « les femmes oubliées de la science » où il s’est concentré sur 4 portraits de femmes qui ont vécu à leur époque de la discrimination car les sciences étaient un milieu d’hommes et aujourd’hui cela a encore des répercussions car il y a peu de femmes qui servent de modèle car souvent elles se sont vues refuser des prix Nobel malgré leurs travaux qui sont restés confidentiels quand ils n’ont pas été récupérés par des hommes.

Enzo Dubois est un jeune passionné d’animés japonais, ces mangas adaptés à la télévision japonaise. Il a démontré que les jeunes sont capables de prendre du recul sur ce qu’ils aiment et de critiquer certains aspects de ce qu’ils regardent ici la femme étant vue comme un objet ce qu’il a prouvé en montant une séquence vidéo sur ce sujet. Il a cherché à comprendre d’où ce phénomène venait et a donc fait des recherches sur la société japonaise. Il a reporté au public que ces animés teintés de violence et d’érotisme servent de défouloir dans une société où les gens travaillent 60 heures par semaine et est plutôt stricte et traditionnelle.

Tiffany Azouzou, Raphael Auran, Enola Despond et Keerthy Khalimuthu ont quant à eux joué deux saynètes théâtrales pour tenter de lancer les échanges autour de deux sujets importants pour eux :le racisme et l’homophobie. Ils ont écrits la trame de ces saynètes avec plusieurs de leurs camarades. Certains n’avaient même jamais fait de théâtre mais ont trouvé dans cet outil un formidable moyen d’expression.

Les jeunes ont besoin de parler des différences, du harcèlement dont ils sont parfois victimes ou témoin.
Le public n’a pu que souligner la réalité des scènes et propos évoqués par les jeunes qui ont su toucher des points sensibles et tabous car ils ont été interpellés sur des faits du quotidien (racisme, moqueries autour d’une personne étrangère qui parle mal la langue, rejet de l’autre pour son homosexualité, incompréhension des différences) et cela fait réfléchir.

Les jeunes ont besoin d’endroits pour s’exprimer c’est vraiment le but principal de ces ateliers citoyens.

Comme l’a si bien résumé notre président Jean Jacques Perez :« c’est bien que les jeunes trouvent en la MJC un lieu où ils peuvent s’exprimer librement sur ce qui leur tient à cœur »